L'exclusion et les parents toxiques

L’exclusion n’est certes pas le monopole du vécu de nombreux enfants et adolescents adoptés.

Mais il pour ceux-ci s’agit principalement d’une exclusion d’abord familiale, puis sociale (école, lieux de placements,…) causée par les attitudes réactionnelles de ces derniers face à l’incompréhension du monde des adultes de leurs problèmes affectifs spécifiques (troubles du lien) qui ne rencontre aucune écoute.

 

Il faut lire à ce propos, de Susan FORWARD (©) et coll., « Parents Toxiques : comment échapper à leur emprise », chez Marabout (© Éd. Stock pour la traduction française, ISBN : 9782-5010-55260-3.)

C’est un livre principalement destiné aux adultes ayant souffert de parents « toxiques » dans leur enfance. Il est écrit de manière didactique et se lit comme son journal.

Elle analyse l’impact de l’influence toxique des parents sur les enfants, la psychogénèse de ces enfants et leur estime de soi, leur évolution vers le « syndrome de Stockholm », quand il ne s’agit pas de s’auto-accuser de l’attitude de leur(s) parent(s) à leur égard.

Comment se libérer, une fois adulte, de cette éducation toxique.

Et puis, qu’est-ce qu’être « parent toxique » ??

Son livre est divisé en deux parties :

1.Comment fonctionnent les différents types de parents toxiques ?

Pour n’en citer que quelques-uns :

  a.Le mythe du parent parfait : le type-même de parent psychorigide qui prétend toujours avoir raison et manipule l’enfant à l’aigre-douce pour le convaincre qu’il a tort. Oh ! rien de violent, sinon parfois dans les propos (la confrontation, conflit intrapsychique parental, entre l’enfant réel et celui espéré, rêvé. L’omnipotence parentale sape inconsciemment la capacité de l’enfant d’apprendre à devenir autonome. L’enfant devient totalement dépendant, véritablement sous la coupe de l’adulte toxique.

Je me répète encore, mais si cette problématique n’est certes pas l’apanage de certaines familles adoptives, principalement dans le cadre de l’adoption internationale, mais elle trouve son « centre de gravité » là où l’enfant est le plus fragile : il est en deuil de sa mère de naissance, de son « milieu de vie naturel qu’est son pays d’origine. Le bébé, même de quelques mois, discerne par ses six sens les différences entre les gouts, les odeurs, les sons, les couleurs, les touchers, et, celui trop souvent négligé et pourtant le plus important, les émotions.

  b.Le parent violent, qui détruit l’image corporelle de l’enfant et qui le conduit à des prises de risques (cas typique des polytraumatisés : il leur manque le respect de leur propre corps). Et ce ne sont que deux exemples.

  c. Rapport aux attitudes réactionnelles défensives de l’enfant, l’on discerne la dénégation (« cocote minute émotionnelle ») qui tôt ou tard finit par une crise émotionnelle souvent majeure, soit agressive, soit négative : -(tentatives de) meutre ou de suicide,… comportements (auto-) destructeurs.

  d.Les parents déficients où c’est l’enfant qui doit subvenir aux besoins émotionnels du parent.

Que l’on ne se méprenne pas : ces parents toxiques sont eux-mêmes victimes de parents toxiques également. S’ils n’ont pu trouver de substitut parental positif, s’ils n’ont pas été pris en charge par des modèles valorisants, il deviendront peut-être également toxiques à moins d’avoir travaillé sur soi et d’avoir ressenti émotionnellement qu’une autre voie était possible.

  e. Les parents (souvent le papa) « copain, incapable de vouloir exercer une autorité sur leur enfant (« autorité » vient du latin

  « auctoritas » : qui aide à croitre).

  f.Etc.

2.Quelles suggestions proposer pour aider l’adulte de cette empreinte toxique des parents ?

  a.Le pardon… n’est pas l’étape vers la guérison : il est le « piège qui diminue la capacité à se laisser aller à ses émotions refoulées.

  b.« Comprendre la relation entre vos croyances familiales et vos sentiments est une étape essentielle dans le processus destiné à mettre un terme aux comportement autodestructeurs » (p.216).

  c.« Le contraire de la réaction, c’est la réponse » (p.229). Répondre assemble les pensées et les émotions (les fonctions des

  hémisphères gauche et droit).

  d.Prendre ses propres responsabilités d’adulte.

  e.Briser le processus de répétitions.

Il y a encore tant de choses dans ce livre qui éclairera et viendra, avec des mots simples de tous les jours, rassurer les victimes de parents toxiques qu’il est encore (souvent) possible d’en réchapper.

Mais si les traumatismes sont trop archaïques, la perversion guette ces enfants qui, une fois adultes, seront capable des pires horreurs sur des enfants trop aimés sans doute à leurs yeux.

Pierre Roggemans.

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