L'amour suffit-il ?

L'AMOUR SUFFIT-IL?? ©

"Un enfant adopté n'est pas un enfant "comme les autres".

"Oui, c'est un enfant "comme les autres" !

«

Qu'est-ce que je raconte donc ? Ai-je perdu la raison? Je ne pense pas...

Un enfant adopté est un «enfant comme les autres enfants, en deuil». Voilà en quoi ils sont similaires.

Mais ils le sont pas «comme tous les autres», car tous les enfants sont-ils dans un deuil semblable ??

Je ne parle pas du «deuil» de perdre ou de casser son jouet... Je parle de perdre sa «figure d'attachement primitive»

 (le plus souvent la mère, mais ce peut aussi être le père ou toute autre personne).

La «figure d'attachement primitive» est bien décrite par de nombreux auteurs.

C'est, pour simplifier, la «figure» qui croisera son regard à sa naissance.

Regard qu'il recherche avidement, sous peine d'angoisse qui le poursuivra peut-être toute sa vie.

Il lui faudra alors un «tuteur de résilience» (Cyrulnik) pour pouvoir se remettre «debout».

; Ce «tuteur de résilience», ses tuteurs de résilience, seront, espérons-le, ses parents adoptifs.

Devenir «tuteur de résilience» mérite qu'on s'intéresse à ce que cela signifie et mérite une instruction, une préparation.

Cette préparation est INDISPENSABLE tant pour la vie à venir des parents adoptifs que, et surtout, de l'enfant adopté !

Oui, ne pas être préparé à ces troubles de l'attachement peut en faire reculer plus d'un candidat à l'adoption.

Et pourtant, la seule solution, si l'on désire -réellement et sincèrement- adopter, est de s'y préparer ; avec son coeur certes, mais aussi avec son intelligence selon les préparations, les formations et les lectures sur le sujet.

Très peu, hélas, de proposition de formations sérieuses et non manipulatrices de l'enfant existent actuellement.

Le problème est que l'on parle, le plus bruyamment possible des «troubles de l'attachement».

Ces «Troubles de l'Attachement» (»Reactive Attachment Disorder» sont consacrés dans le DSM-IV(n°313.89), catalogue états-unien assez contestés des maladies mentales ce n'est souvent que pour entendre les parents adoptifs se lamenter de leur propre souffrance,

sans acceper psychologiquement celle de leur propre enfant ! 

Ou bien, la souffrance de l'enfant leur sert de porte d'entrée pour se faire entendre de la société :

l'enfant devient l'objet transitionnel pour permettre à ces parents de faire entendre leur complainte...

Ainsi ce couple de la région liégeoise (Belgique), vue naguère sur la TV RTL-TVI, se lamentant non de ce que leur fils soit,

à défaut de place de placement ailleurs,

envoyé par le Juge de la Jeunesse à Lantin (prison belge)

Les parents se lamentaient de la distance à parcourrir pour aller devoir visiter leur fils...

Son sort dans la prison ne les inquiétaient pas !

Certains organismes d'adoption se réveillent à ce propos (les TA leur font eux-mêmes peur car leur clientèle risque de s'éloigner).

D'autres sont plus lucides. Le mieux est de contacter plusieurs O.A.A.,

de les interroger sur ce qu'ils pensent des «T.A.»

et ce qu'ils proposent comme soutien aux parents, avant, pendant, et après l'adoption.

Il y a encore tant de choses à dire Mais j'espère avoir éclairé, sinon rassuré, les candidats à l'adoption.

Oui, l'amour est indispensable, mais l'amour mesuré face à un enfant

qui a peur de l'amour car pour lui,

c'est resenti comme un risque d'un futur abandon.

L'amour au compte-goutte : voilà ce qu'il faut. Ne pas atteindre dans ses manifestations d'amour le seuil d'angoisse de l'enfant car il s'écartera sinon de plus en plus de la vie des adultes puiqu'qui il ne sait plus sil peut encore avoir confiance.

Et le respect des règles deviennent alors le problème principal.

Aimer, aimer, aimer, oui, toujours plus. Mais aimer veut aussi dire compatir . Non, pas la pitié que ce mot laisse parfois entendre ! Mais souffrir avec : cest-à-dire comprendre l'incompréhensible, et parfois se taire pour mieux laisser parler son coeur.

Aimer, c'est aussi savoir s'adapter aux souffrances de l'autre pour mieux les appréhender

et se montrer adéquat face à ses manifestations, parfois les plus difficiles à supporter !

PiR


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«Troubles de l'Attachement», du «Développement Dysharmonieux. Lutte contre les adoptions injustifiées et les trafics d'enfants. « Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin. » Carl Gustav Jung, Psychologue et Psychanalyste