En quelle terre la graine est-elle tombée ??

Le 7 juillet 2009, nous étions interpelés par un OAA (Organisme d'Adoption Agréé - France) du département du Nord.

La demande est la suivante :

« Madame, Monsieur,

Nous représentons l'OAA français (...).

Nous avons eu connaissance de l'existence de votre association. Nous sommes toujours à la recherche de nouveaux contacts pour enrichir notre expérience et conseiller au mieux les familles qui adoptent par notre intermédiaire.

Nous constatons que les différences législatives entre la France et la Belgique entrainent notamment un grand décalage dans la préparation des possibles adoptants. La tâche des OAA français en la matière est lourde et peu relayée ! Même chose pour les questions postérieures à l'arrivée de l'enfant.

Nous serions intéressées par un premier contact avec une personne de chez vous pour discuter d'une éventuelle coopération avec votre association pour les questions pré et post adoption.

Nous vous remercions par avance pour l'attention que vous voudrez bien porter à ce message et pour votre réponse.

Avec nos meilleures salutations, (...) » (nous soulignons).

Ce qui nous conduit à répondre ceci :

« (...) avant d’aller plus loin, avez-vous lu sur notre site la page L'« Engrenage des Troubles de l'Attachement © ». (=lien) ?Il situe exactement, mais fermement, ce que nous pensons des problèmes post-adoptifs si l’on n’y prend garde.

Il dénonce également la « pensée unique » qui impute les difficultés parentales exclusivement aux « troubles de l’attachement » de l’enfant adopté. Si ces troubles ne sont pas niés, ils sont cependant à mettre en miroir avec certains troubles parentaux.

En ce cas, nous sommes devant un « Engrenage des Troubles de l'Attachement ©» (lien), ou dit plus scientifiquement, face à un « triangle de Karpman » dit aussi « triangle dramatique»(lien). Ne se plaignent d’ailleurs… que les parents qui ont des problèmes ! Et dans un conflit, nul n’a totalement raison, non plus que totalement tort !

Par ailleurs je ne vous cache pas que nous inclinons de plus en plus pour des « villages d’enfants » par le soutien d’aides sur place (comme le fit à ses débuts votre fondateur) plutôt que vers l’adoption qui suscite toujours l’interrogation sur l’exacte motivation des candidats adoptants.

Notre association est assez récente (un peu plus d’un an maintenant) et nous souhaitons, comme son nom l’indique, créer un réseau francophone (Belgique, Luxembourg, France, Suisse Romande –et pourquoi pas le Québec ?) de personnes ou d’associations pensant et travaillant dans le même sens que nous.

Notre devise pourrait être, mutatis mutandis, analogue aux principes d’Hippocrate :

1.Premièrement, éviter l’adoption si possible par le soutien aux « villages d’enfants », notamment de la part des candidats adoptifs.

2.Autrement, prévenir les dégâts d’une adoption ratée ;

3.Sinon, soulager les « adversaires » par la médiation notamment. Ce qui implique nécessairement l’accord et la collaboration de chacune des parties, en « dénouant les épis mêlés ».

4.Enfin, guérir… si possible !

Je vous suggère de reprendre contact avec moi après avoir eu votre avis concerté avec votre présidente.

[sont également évoqués les difficultés d'agendas respectifs pour répondre à cette demande en période de vacances].

Sachez que tout courrier est bienvenu à tout moment, mais que j’y répondrai parfois de manière lacunaire, parfois tardivement, mais en ces cas pour y revenir plus tard de manière plus approfondie. »

La suite fut peu « glorieuse » :

Tergiversations, reports et procrastinations se suivent et nous percevons indéniablement une sérieuse résistance courtoise à la poursuite des contacts...

De notre côté aussi, des questions d'organisation interne ne permettent pas de répondre immédiatement à la demande, d'autant que nous souhaitions par ailleurs laisser le temps à l'OAA demanderesse de réfléchir aux conséquences possibles de notre intervention.

Notre appréhension se confirme : Le 23 novembre 2009 nous recevons un début de preuve de notre appréhension :

 « Nous nous proposons en conséquence de poursuivre nos lectures sur votre site dès que nous en aurons le loisir

et de remettre notre rencontre à des temps plus cléments ! »

La lecture attentive de notre site a manifestement porté puisque ce 28 novembre 2009 nous recevons le message suivant :

« N'étant pas en mesure de vous proposer une date dans un proche avenir, [notre OAA] suspend ce projet.

Veuillez nous en excuser. ».

Notre questionnement, et notre réponse, furent donc ceci :

« Madame (...),

Souhaitez-vous en parler ?

Il serait peut-être intéressant d’analyser ensemble s’il ne s’agit pas une résistance à l’analyse du fonctionnement de votre institution, voire d’un déni.

En effet, votre demande primitive était celle-ci :

« Nous sommes toujours à la recherche de nouveaux contacts pour enrichir notre expérience et conseiller au mieux les familles qui adoptent par notre intermédiaire.

« Nous constatons que les différences législatives entre la France et la Belgique entrainent notamment un grand décalage dans la préparation des possibles adoptants. La tâche des OAA français en la matière est lourde et peu relayée ! Même chose pour les questions postérieures à l'arrivée de l'enfant. »

• Recherche de nouveaux contacts : N’en recherchez-vous plus ?

• Enrichir notre expérience : Est-ce soudainement sorti de vos préoccupations ?

• Préparation des possibles adoptants : N’en ont-ils plus besoin ?

• Questions postérieures à l’arrivée de l’enfant : Ces questions sont-elles résolues ?

Je n’ose penser que les textes de notre site soient en réalité la véritable motivation de votre suspension.

Il est vrai que la remise en question de l’adoption sur notre site pourrait constituer un élément essentiel de ce déni, car la mise en question de l’adoption remet inévitablement le rôle des OAA en question. Peut-être cela vous parait-il difficile à supporter tant au plan personnel qu’au plan institutionnel.

Pourtant nul ne peut contester les grands risques de conflits extrêmes, de déceptions réciproques, voire de délinquance et de criminalité, dans le cadre de l’adoption.

Il ne s’agirait, dans une intervention que nous pouvions apporter, en aucun cas de « scier la branche » qui vous soutirent et vous permet d’exister, mais au contraire de clarifier, préalablement à l’information quant aux « troubles de l’attachement », mais d’analyser l’ « instituant » et l’ « institué » de votre OAA en tant que telle.

1. Quelles sont ou ont été les motivations :

  a. de la constitution de votre OA ?

  b. des personnes qui y collaborent ?

2. Quel « bénéfices secondaires » tirent chacune des parties sous 1.a et 1.b... ?

3. Quelle est le risque de votre OAA de mal orienter vos « clients » ?

4. Et une fois ces questions éclaircies, comment modifier l’ « institué » de votre OAA de manière à mieux faciliter le discernement de votre équipe tant devant des candidats adoptants que devant des familles en difficultés.

J’espère que ces questions vous permettrons toutefois d’avancer.

Nous clôturons ainsi nos contacts, avortés.

Meilleurs vœux de succès.»

Alors, en quelle terre ces questions sont-elles tombées ??

Le saurons-nous un jour?

Espérons que ce questionnement aidera toutes les OAA, demanderesses au départ,

à réfléchir sur ses orientations futures.

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«Troubles de l'Attachement», du «Développement Dysharmonieux. Lutte contre les adoptions injustifiées et les trafics d'enfants. « Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin. » Carl Gustav Jung, Psychologue et Psychanalyste